vendredi, avril 19, 2024
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    MAIKAN de l’auteur MICHEL JEAN.

    Résumé:

    Nitassinan, août 1936. Sur ordre du gouvernement canadien, tous les jeunes Innus sont arrachés à leurs familles et conduits à plus d’un millier de kilomètres, dans le pensionnat de Fort George, tenu par des religieux catholiques. Chaque jour, les coups pleuvent : tout est bon pour « tuer l’Indien dans l’enfant ».

    Montréal, 2013. L’avocate Audrey Duval recherche des survivants. Dans une réserve de la Côte-Nord, elle rencontre Marie, une vieille Innue, qui va lui raconter tout ce qui s’est passé à Fort George, les violences au quotidien, mais aussi l’amour et l’amitié.

    Un roman d’une grande sensibilité qui dévoile un pan méconnu de l’histoire des Amérindiens du Québec, par l’auteur de Kukum (Lauréat du Prix littéraire France-Québec 2020).

    Écrivain et journaliste à Montréal, Michel Jean est issu de la communauté innue de Mashteuiatsh.

    Kukum est son premier roman publié en France. Vendu à plus de 200 000 exemplaires au Québec et traduit en plusieurs langues, il a été couronné par de nombreux et prestigieux prix littéraires.

    Nous partageons ici l’avis de BERNAULT JEAN SERGE sur MAIKAN de l’auteur MICHEL JEAN

    Canada : 1936. Sur décision du gouvernement canadien et avec la complicité du clergé, des jeunes enfants autochtones sont arrachés à leurs familles, éloignés de leur terre natale pour être envoyés en « pension » à 1000 Km de chez eux. Le but des autorités, « assimiler » et « christianiser » ces enfants. Une complicité de l’état et du clergé. Dès leur arrivée, les jeunes enfants perdent leur identité et deviennent des numéros. C’est le début de l’enfer. Brutalisés, affamés, agressés mentalement et physiquement, violés par les enseignants, prêtres, religieuses, ces enfants vont vivre un cauchemar dont certains ne sortiront pas vivants.

    Michel Jean a choisi de nous raconter l’histoire de trois d’entre-eux. Virginie, Marie et Charles qui deviendront 32, 33…

    C’est un récit court, dense, glaçant qui va a l’essentiel, un véritable coup de poing.

    Aujourd’hui, l’état canadien a reconnu sa responsabilité dans ce scandale qualifié de « génocide culturel » qui a concerné 150 000 enfants autochtones.

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