mardi, juillet 16, 2024
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    « Il nous faut de nouveaux noms ».

    « Je déteste les bébés, alors je souris quand le bébé de Mamoyo il me regarde avec ses espèces d’yeux de crapaud. Et, en plus de tout, il est moche ce bébé ; il a l’air choqué comme s’il venait de voir les fesses d’un serpent ». C’est Chérie, une petite voleuse de goyave de 10 ans qui s’exprime ainsi. Elle nous parle de pasteurs illuminés, d’oppression politique, de manifestions violentes, de saccages de bidonville, des clichés qui perdurent sur l’Afrique qui souffre, de la mort, mais aussi ; du salut de ceux qui cherchent à traverser « le ventre de l’Atlantique » de l’immigration… Tout cela avec l’authenticité des mots naïfs et crus d’une enfant au langage spontané et imagé… Un véritable exploit de Noviolet BULAWAYO qui donne voix aux milliers de personnes quittant leur terre natale pour aller vivre dans un nouveau pays qui ne deviendra jamais le leur. Livre merveilleusement traduit en français par Stéphanie Levet. Noviolet BULAWAYO jeune auteur(e) née le 12 Octobre 1981 à Tsholotsho au Zimbabwe, elle a fait une grande partie de ses études dans son pays et, les a complété par maîtrise d’anglais et, un master des Beaux-Arts en création littéraire à l’Université de Cornell (aux États-Unis). Aujourd’hui, elle y vit et, enseigne la fiction à l’université de Stanford (en Californie). Elle est la première femme africaine à être nommée pour le Man Booker prize pour son roman We Need New Names. Elle est l’auteur de la nouvelle Hitting Budapest, qui a remporté le Prix Cain de la littérature africaine en 2011. Ses écrits ont été publiés dans plusieurs anthologies notamment au sein de Callaloo, Newsweek et la Boston Review. Noviolet BULAWAYO est son nom de plume. Elle s’appelle, en réalité ; Elizabeth Zandile Tshele. C’est dans la peau d’une gamine qu’elle a décidé de nous montrer le monde tel qu’il est en 300 pages. Elle fait partie des 20 femmes africaines à suivre selon le magazine Forbes et, voici un exemple des réactions qu’elle suscite :
    « NoViolet Bulawayo a créé un monde qui vit et respire – et bagarres, coups de pied, des cris, et des rayures, aussi. Elle a habillé dans les mots et lui a donné une voix à la fois dissonant et mélodique, tout à fait distincte. « – Aminatta Forna, auteur de La Mémoire de l’amour et ancêtre Pierres. « Bulawayo mêle réalité et l’imaginaire, la combinaison d’une attention intuitive du détail avec des images surprenantes, viscérale …

    Ce livre est un provocateur, hante débuts d’un auteur à regarder. » – Elle.

    • 12 Octobre, elle sera au Musée de la Diaspora Africaine à San Francisco (Californie)
    • 14 Décembre Kalamazoo Valley Community College (Kalamazoo, Michigan).

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