Ils furent arrachés à leur terre.
Envoyés à l’autre bout du monde.
Et longtemps effacés de l’histoire.
Après l’insurrection algérienne de 1871, des centaines d’hommes — chefs tribaux, notables, juges, figures religieuses, combattants — furent déportés par l’administration coloniale française vers la Nouvelle-Calédonie.
Leur exil n’était pas une peine ordinaire, mais une stratégie politique : briser les structures de résistance en coupant l’Algérie de ses élites et de ses forces vives.
À partir d’une photographie prise sur la presqu’île de Ducos, où apparaît notamment Cheikh Boumezrag El Mokrani, Le Bagne du Pacifique, la mémoire algérienne retrace cette histoire volontairement reléguée dans l’ombre.
L’ouvrage explore la traversée, l’internement à l’Île des Pins, le lieu mémoriel du Cèdre des Arabes, la surveillance à Ducos, et le destin de ceux qui ne revinrent jamais.
Fondé sur des archives historiques fiables, enrichi de portraits précis et d’une liste nominative en annexe, ce livre est à la fois un récit littéraire, un travail de mémoire et un outil de transmission.
Il s’adresse aux lecteurs soucieux de comprendre un pan occulté de l’histoire coloniale, mais aussi aux descendants de ces exilés, pour qui le silence a trop longtemps tenu lieu d’héritage.
En vente sur Amazone.fr