dimanche, août 31, 2025
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    Doit -on parler de D.ieu ou des dieux ?

    Question formulée par un followers sur TIK TOK.

    Réponse d’Islama Christa : Ta question est essentielle, car elle touche à la vision du divin, aux traditions spirituelles, à la culture et au langage. Il n’y a pas une seule réponse universelle, mais plusieurs éclairages selon les contextes.


    1. « Dieu » (au singulier) – une vision monothéiste

    Quand on parle de Dieu avec un « D » majuscule et au singulier, on est souvent dans une tradition monothéiste, c’est-à-dire :

    Il n’existe qu’un seul Dieu, unique, suprême, absolu, créateur de tout ce qui est.

    Religions concernées :

    • Christianisme
    • Islam
    • Judaïsme
    • Certaines formes du Soufisme, du Kimbanguisme ou du Baháïsme
    • Certaines philosophies africaines modernes (ex. Dieu unique appelé « Mawu », « Nzambi », « Amma », « Olodumare », selon les langues)

    Ce Dieu est souvent vu comme :

    • Transcendant (au-delà de tout)
    • Omnipotent, omniscient, omniprésent
    • Source unique de la vie, du bien, de la loi morale

    Dans ce cas, on dit « Dieu », au singulier.


    2. « Les dieux » (au pluriel) – une vision polythéiste ou panthéiste

    Dans les traditions polythéistes, panthéistes ou cosmologiques ancestrales, les dieux sont nombreux. Ils représentent les forces de la nature, les principes cosmiques, les aspects de la vie :

    Exemples :

    • En Égypte ancienne : Râ, Isis, Osiris, Anubis…
    • En Afrique traditionnelle : les orishas (Yoruba), lwa (Haïti), vodun (Dahomey), mami wata, etc.
    • En Inde : Brahma, Vishnu, Shiva, Kali…
    • En Grèce ou Rome antique : Zeus, Athéna, Apollon…

    Ces dieux peuvent :

    • Être hiérarchisés (avec un Dieu suprême au-dessus des autres, comme Olodumare au-dessus des orishas).
    • Agir comme des forces de la nature ou des archétypes : amour, guerre, fertilité, justice, mort, etc.
    • Être des intermédiaires entre l’humain et le divin suprême.

    Ici, on parle de « les dieux » (au pluriel).


    3. Et en Afrique spirituelle traditionnelle ? Les deux à la fois

    Beaucoup de traditions africaines anciennes sont monothéistes dans leur essence profonde, mais polythéistes dans leur pratique :

    Elles reconnaissent un Dieu suprême (créateur, lointain, silencieux), et plusieurs divinités secondaires (esprits, forces, ancêtres, dieux locaux) qui organisent la vie humaine et cosmique.

    Exemples :

    • Olodumare (Yoruba) est le Dieu suprême, mais les Orishas (Shango, Yemaya, Ogun…) sont ses émanations.
    • Nzambi a Mpungu (chez les Kongo) est le Dieu unique, mais on honore aussi les bakisi (esprits ancestraux).
    • Mawu-Lisa (chez les Fon et Ewe) représente le Dieu unique dans ses polarités masculine/féminine, avec des voduns (divinités secondaires).

    Ici, les deux formulations sont justes, selon ce qu’on veut exprimer :

    • « Dieu » pour parler du créateur suprême.
    • « Les dieux » pour parler de ses émanations, forces ou esprits intermédiaires.

    Alors, que faut-il dire ? Cela dépend de TON intention.

    SituationFormulation conseillée
    Tu parles du créateur unique, source de toutDieu (au singulier)
    Tu parles des esprits, forces, divinités, ancêtres puissantsLes dieux (ou divinités)
    Tu es dans un cadre chrétien, musulman, juifToujours Dieu
    Tu es dans un cadre traditionnel africain ou spirituel élargiTu peux utiliser les deux, selon le sens

    Exemple d’usage harmonisé :

    « Le Dieu unique, source de toute création, se manifeste à travers les dieux que sont les esprits de la nature, les ancêtres et les forces cosmiques. »


    Je suis ISLAMA CHRISTA et ma devise est : LOVE IS ALL.

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